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29/8/12 28-29 juillet : le retour en France


Partis de Carquefou le 4 juillet au matin, notre périple scandinave touchait à sa fin. Il était temps pour nous de quitter le Danemark, où nous avions bien profité durant ce beau mois de juillet. Comme à l'aller nous avions sagement décidé de faire une pause à mi-parcours pour découvrir une nouvelle ville. Après Bruxelles à l'aller, notre choix pour le retour s'était porté sur Bruges.


De Rømø (point A), nous avons rejoint Bruges (B). Puis, nous sommes repartis le lendemain sur la route de Carquefou (D) après un passage par Bergues (C).

Levé de bonne heure sur l'île de Rømø, nous avons rapidement pris la route après un stop dans un supermarché. Malheureusement, la pluie était au rendez-vous, un peu comme si le ciel pleurait notre départ du Danemark.


Le bivouac sur l'île de Rømø, une île que malheureusement nous n’avons pas véritablement eu le temps de découvrir
.

Malgré des conditions difficiles (pluie incessante, circulation très dense) jusqu'à Brême, nous avons fait bonne route avec nettement moins de problème qu'à aller où nous avions perdu du temps principalement dans la région de la Ruhr.

Pour nous occuper durant le voyage, en plus des traditionnelles ABBA, Modern Talking ou encore Mylène Farmer, nous avons pu goûter aux sons de Medina et de Rasmus et Tommy Seebach, tous les trois des artistes danois dont nous avons acheté les Cds à Esbjerg.

 


L' échiquier qui nous a accompagné durant le voyage et qui a logiquement sacré CH comme roi des échecs sur le Danmark Rundt.

Nous sommes arrivés en début de soirée dans la charmante ville de Bruges. Notre auberge de jeunesse trouvée, c'est en hâte que nous avons gagné le centre-ville de la Venise du Nord pour y découvrir son somptueux centre-ville.


Concert en plein air dans le centre-ville de Bruges.

Affamés, nous avions opté pour une pizzeria à la carte alléchante sur le Markt, la Grand-Place de Bruges. Malheureusement, la réalité fut tout autre et malgré une vue magnifique, la médiocre pizza ne fut guère appréciée.


Markt, l'une des principales places de Bruges
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Ensuite, nous avons vagabondé dans les rues, tout en faisant quelques sauts dans les boutiques de chocolats, la principale spécialité de la ville d'où les fameux chocolats de Bruges.


Bruges en début de soirée.


Concert en plein air dans le centre-ville de Bruges
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Puis un peu plus tard, quelque peu fatigué, nous avons regagné l'auberge de jeunesse pour y passer la dernière nuit de notre périple.

Le lendemain matin, après une nuit reconstituante, nous étions d'attaque pour la dernière journée du Danmark Rundt 2012. Partis un peu avant 10h00 de Bruges, nous étions de nouveau en France à peine 45 minutes plus tard.

Mise en valeur dans le culte film Bienvenu chez les Chtis, une halte dans la « belle ville de Bergues » était incontournable notamment pour Valentin.


Escale obligée ; la « belle ville » de Bergues.

Avant de reprendre la route en direction de Carquefou, nous avons flâné dans les rues de Bergues et découvert avec joie quelques endroits phares mis en avant dans l'œuvre de Dany Boon.


La place de Bergues avec le beffroi en arrière-plan.



Maisons typiques le long du canal de Bergues.

 Après cet arrêt dans le « Grand Nord » français, nous avons tranquillement poursuivi notre descente vers Carquefou en passant par Abbeville, Rouen, Caen puis Rennes. De retour en périphérie nantaise en début de soirée, la boucle était bouclée et la belle épopée du Danmark Rundt prit fin.

Ce périple restera comme une formidable expérience sportive jalonnée de belles rencontres (Brice Bedos, Joachim Parbo, Jesper Overgaard notamment), de bons moments partagés à trois et de découvertes comme København, la fiévreuse capitale danoise, Skagen et sa sauvage pointe de Grenen ou encore Møn et ses abruptes falaises de craies. Voilà pourquoi, à coup sûr, ce Danmark Rundt restera gravé dans notre mémoire collective à nous trois.
 

Valentin


 


 

 
27/8/12 Vendredi 27 juillet (1/2) : 19ème étape d'Esbjerg à Rømø (80 km)



Cette ultime journée au Danemark a été la plus riche en rebondissements : contenant deux étapes, elle a été pimentée par un réveil corsé et une fin de journée sous les éclairs. Exceptionnellement, afin de dresser un compte-rendu complet de ce 27 juillet, deux articles vous sont proposés, celui-ci s'achevant au terme de la 19ème étape et laissant le reste de la journée au programme du suivant.


Le tracé prévu initialement qui a subi quelques modifications.
 
Sur 70 km prévus, la 19ème étape, tout plate, ralliait l'île de Rømø depuis Esbjerg en passant par Ribe. Il était programmé qu'elle se ferait le matin avec Valentin et CH. 
 
Mais, en raison de la fatigue de la nuit dernière, sa suppression a longtemps été évoquée. Elle a finalement bien eu lieu dans son intégralité. Le seul changement était le remplacement de Valentin par Dimitri car ce premier n'était pas suffisamment remis de la veille.
 
Dès le réveil : premier fait marquant de la journée. A 6 heures, après avoir fermé les yeux sur le littoral à peine deux heures plus tôt, nous avons été réveillés par la Politi locale accompagnée d'un berger allemand. En cause : le panneau "camping forbudt" (interdiction de camper) que nous n'avons pu voir dans la nuit lorsque nous avons planté la tente. Fort heureusement, nous sommes tombés sur des policiers complaisants : pas d'amende mais l'obligation de démonter la tente.


Réveillés par la politi locale à 6h.


Camping forbudt.
 
Après ces émotions, de 6 à 10 heures, alors que Dimitri et Valentin tentaient tant bien que mal que de prolonger leur sommeil dans l'Europcar, CH - qui était déjà bien réveillé - préférait rester debout (mise à jour des comptes, comparaison avec les prévisions budgétaires et découverte du paisible littoral d'Esbjerg).


Dans le véhicule Europcar, jusqu'à 10h, Dimitri et Valentin prolongeaient leur nuit suite aux péripéties du début de matinée.
 
Puis, jusqu'à 12h, dans un admirable paysage (plage calme, mer peu agitée, ciel bleu), nous avons pris notre petit-déjeuner et effectué les derniers préparatifs des deux étapes de la journée.


La plage d'Esbjerg.


L'eau claire de la Mer du Nord.

C'est finalement à 12h30 que Dimitri et CH allaient enfin pouvoir s'élancer dans le cadre de la 19ème étape. 


Dimitri et CH au départ de la 19ème étape.

Ribe était la principale ville traversée pendant le parcours. Cette localité de la région d'Esbjerg est connue pour être la plus ancienne ville du pays (fondée au VIIIème siècle). Comparable à Carquefou avec ses 18 000 habitants pour 50 km², elle entretient un jumelage avec la ville de Balleroy (dans le Calvados). Ainsi, en compagnie d'Holstebro (avec Granville), Viborg (avec Bayeux) et Hørsholm (avec la Roche sur Yon), c'est seulement la 4ème ville danoise jumelée avec une ville de la moitié Ouest de l'hexagone.


Le centre-ville de Ribe.


Un moulin à eau en plein cœur de la ville.


Le cours d'eau qui scinde la ville en deux.

Nous avons ensuite repris notre chemin pour Rømø. Souhaitant alors emprunter les itinéraires secondaires, nous nous sommes éloignés de l'axe principal (la Tøndervej). Cela nous a rallongés et nous nous sommes retrouvés en pleine campagne à errer entre les bourgades d'Østed Vedsted, Råhede et Gammel Hviding.
Bilan de ces près de 20 kilomètres en rase campagne danoise : pas une personne croisée ... mais un chameau.


Egarés en pleine campagne danoise, nous faisons une surprenante rencontre en tombant nez-à-nez avec ce chameau. 

Il était presque 15h et nous ne trouvions plus de routes secondaires allant au Sud. L'heure tournait et il nous fallait rentrer rapidement dans l'optique de la 20ème étape. Nous avons donc jugé plus prudent de rapidement reprendre la Ribevej (route principale qui est le prolongement de la Tøndervej). Celle-ci s'est résumée en une longue ligne droite jusqu'à Skærbæk.


CH sur une énième piste cyclable.

En termes d'aménagements cyclables, il faut souligner les avancées de cette région qui est de très loin l'une des mieux équipées du pays. La seule fois où nous avions été contraints de partager la même chaussée que les voitures était dans la campagne sur les itinéraires secondaires. Le reste du temps, soit nous bénéficions de pistes, soit d'un réseau parallèle à la route ou, à défaut, de larges bandes cyclables sécurisées comme c'était le cas les kilomètres précédents l'entrée sur l'île de Rømø.


Les bandes cyclables, larges et bien entretenues, garantissent confort et sécurité aux cyclistes les empruntant ; d'autant plus que les lignes pointillées les délimitant sont légèrement surélevées et génèrent ainsi des nuisances sonores aux automobilistes malveillants roulant dessus.

Après Skærbæk, nous avons tourné à notre droite pour prendre l'interminable Rømøvej - cette route reliant la péninsule du Jylland à l'île de Rømø sur près de 10 kilomètres en ligne droite.

Nous les avons entamés sur une allure très modérée avant d’être rattrapés par un cycliste en plein entraînement. S’étant joints à lui, nous prenions des relais à vive allure. Le compteur restait constamment au-delà des 45 km/h. Lancés ainsi, le panneau de Rømø ne s’est pas fait attendre bien longtemps. 


La première partie de la Rømøvej sur un tempo tranquille.


CH dans la roue du cycliste avec qui nous prenions des relais à l'approche de Rømø. 


A une allure bien plus soutenue, la seconde partie de la Rømøvej dans la roue de notre nouveau compagnon de route.

Cette première étape de la journée s'est achevée à 16h. Nous avons alors fait une pause déjeuner d'une heure avant d'entamer les ultimes tours de roue au Danemark.


L'entrée dans Rømø - ultime ville-étape de notre périple.

Charles-Henry

 


 

 
27/8/12 Vendredi 27 juillet (2/2) : 20ème étape autour de Rømø (111 km)


A partir de l'île de Rømø, la 20ème étape prévoyait de réaliser 121 kilomètres en passant par Tønder et Toftlund. Le tracé a finalement été totalement improvisé puisque, d'une part, nous souhaitions rouler en Allemagne et donc aller au-delà de la frontière, et d'autre part, les conditions météos nous ont contraints à rentrer plus tôt que prévu. Finalement, nous avons parcourus 111 km.
 
 
Le tracé prévu initialement qui a subi des modifications.

Après notre pause d'une heure à Rømø, il ne fallait pas traîner et rapidement repartir pour la 20ème étape, d'autant plus à la vue du ciel qui se faisait de plus en plus menaçant. A 17h15, à trois cette fois-ci en compagnie de Valentin, nous avons fermé le véhicule Europcar garé sur un des campings de l’île et pris un sac-à-dos avec un kaway en prévision d'éventuelles intempéries avant enfourcher nos vélos pour clôturer en beauté notre périple.


A défaut de croiser des personnes lors de cette étape, les moutons ne manquaient pas à l'appel.

Nous avons tout d’abord emprunté la route 419 menant à la frontière germano-danoise. Elle était terriblement ennuyeuse : de longues lignes droites désertes qui longeaient d'infinissables champs et élevages de moutons. Ce paysage monotone nous a accompagnés à partir de l'instant où on a quitté la Rømøvej jusqu'aux premières routes allemandes, soit pendant 40 kilomètres.
Il était 19h45 lorsque nous avons passé la frontière.


Une ancienne douane germano-danoise délaissée depuis l'espace Schengen. 


De l'autre côté de la frontière, les bordures vertes se sont substituées aux rouges sur les panneaux de direction.

Nous avons parcouru une vingtaine de kilomètres en Allemagne en reliant Klanxbüll, Neukirchen et Aventoft.


Valentin et CH sur les routes allemandes.

Toutes ces routes germaniques de l'extrême Nord du pays étaient très étroites. Les quelques pistes cyclables rencontrées n'avaient rien à voir avec celles mises en place de l'autre côté de la frontière.


Sur les routes allemandes.

Puis, nous sommes rentrés au Danemark vers 20h30 avant d'atteindre la principale ville du Sud-Ouest du pays : Tønder. A partir de cet instant, l'étape a changé de tournure.


Dimitri, Valentin et CH à l'entrée du Danemark.

A Tønder, le thunder (tonnerre en anglais) commençait à se faire entendre...

Le temps se faisait de plus en plus menaçant et on commençait à distinguer au loin les grondements de l'orage. Ne prenant aucun plaisir sur cette étape tout plate et ennuyeuse en pleine campagne, nous avons décidé de commencer à nous relayer. 

Le ciel s'assombrissait encore plus. Sans consigne particulière donnée, les prises de relais ont alors monté en intensité. Tous trois avions l'objectif en tête de rentrer sur Rømø secs et sans avoir à croiser la foudre sur notre chemin. Une véritable revanche à prendre contre les intempéries (cf. étape de Stege).

Nous voyions la foudre s'abattre sur l'île de Sylt (distante à seulement 3 km de Rømø). La pluie ne tombait toujours pas. Lancé à plus de 40 km/h, Dimitri était tout de même parvenu à enfiler son kaway alors que Valentin et CH ne lâchaient pas une seule seconde leur guidon. 


Le retour à vive allure pour échapper à l'orage (partie 1). 


Le retour à vive allure pour échapper à l'orage (partie 2).


Le retour à vive allure pour échapper à l'orage (partie 3).

Le final sur la Rømøvej était dantesque. Dès son entame, nous avons fait le choix d'emprunter la bande cyclable de gauche car tout un ensemble de pylônes électriques (susceptibles de jouer le rôle d'un paratonnerre) bordait celle de droite. Cela surprenait plus d'un automobiliste et se manifestait par des coups de klaxon et appels de phares à notre égard. Par ailleurs, il y avait très peu de luminosité et aucun de nous n'avait eu la lucidité de prendre ses lumières avant le départ de l'étape. Au niveau pratique du vélo en ville, c'était alors zéro pointé pour nous. Mais, les conditions faisaient que cela n'avait plus aucune importance. Il ne restait plus qu'à prendre des relais en appuyant le plus fort possible sur les pédales, s'abriter du vent lorsque les camarades nous relayaient au fur et à mesure et croiser les doigts pour rallier Rømø avant la foudre et les averses.

Finalement, après d'ultimes pointes en 50 km/h, nous sommes rentrés au camping en devançant les averses à quelques minutes près. Quant à l'orage, il n'est finalement pas passé par Rømø. La chance a tourné pour ce final d'anthologie. La revanche contre les intempéries a été brillamment remportée et c'est ainsi que nous avons achevé notre Danmark Rundt 2012.


CH quelques kilomètres avant Rømø.

A l'arrivée, le compteur affichait 111 km, soit 191 km dans la journée pour Dimitri et CH. A la base, 188 km étaient prévus pour ce dernier jour de vélo. Cela est plutôt positif au vu de notre début de matinée particulièrement mouvementé générant un départ tardif d'Esbjerg. Le total kilométrique du périple se porte ainsi à 1900 kilomètres, soit seulement 100 kilomètres de moins que les prévisions malgré que trois étapes n'aient pas eu lieu.

L'étape achevée, nous nous sommes réfugiés dans le véhicule Europcar pendant la grosse averse (mêlée à de la grêle) qui a suivi notre arrivée. Nous sommes ensuite partis nous doucher et dîner au camping. Puis, pour la toute dernière fois, il nous restait à trouver un emplacement pour planter notre tente avant de fermer les yeux sur les coups d'une heure du matin après cette ultime journée danoise particulièrement mouvementée.
 
Charles-Henry

 


 

 
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